Comprendre le conflit israélo-palestinien

Miral (112 minutes, co-production France, Israël, Italie, Inde)

Réalisation : Julian Schnabel

Avec : Freida Pinto, Hiam Abbas, Willem Dafoe, Vanessa Redgrave

À Jérusalem, en 1948, une jeune Palestinienne, Hind, tombe sur un groupe de 25 enfants âgés entre 2 et 12 ans laissés à eux-mêmes, tremblants et recroquevillés. Comprenant qu’ils venaient d’être victimes d’une attaque israélienne, elle décide de les prendre sous son aile en les accueillant chez elle et en leur offrant un repas. Ainsi sera créé l’institut Dar Al Tifel, un pensionnat pour enfants palestiniens. Miral est une adolescente qui a grandi dans cet institut et qui a bien acquis les enseignements d’Hind : l’éducation est la seule solution. Mais à 17 ans, Miral désire s’impliquer davantage dans la défense de la cause de son peuple.

Malgré les critiques peu élogieuses que ce film a récolté autant dans les journaux et magazines que sur le Web, ce film est pour moi un bon portrait de la réalité des citoyens qui vivent dans ce conflit perpétuel. Entendons-nous : le sujet est très complexe, impossible à traiter convenablement en un seul film, encore moins un film qui ne se veut pas politique. Il est clair que Julian Schnabel, celui qui nous avait déjà donné The Diving Bell and the Butterfly (Le Scaphandre et le papillon) en 2007, avait de bonnes intentions en faisant ce film, mais le sujet était ambitieux, et les critiques lui reprochent de n’avoir pas réussi à bien le traiter. D’un point de vue historique et politique, ce n’est pas faux. En revanche, le côté humain et social est très présent dans ce long-métrage.

Plus qu’un conflit entre dirigeants d’États, le conflit israélo-palestinien touche d’innombrables êtres humains. Mais la réalité démontrée par Miral est que ces citoyens, de deux nations et cultures différentes, ces citoyens qui devraient être ennemis ne le sont pas. Dans la vie de tous les jours, ils se côtoient, ils développent des relations. Ils peuvent même s’aimer. C’est ce qui est démontré par la lunette de Schnabel, sans trop tomber dans le romantisme, et c’est également ce qui nous permet de comprendre le côté humain à cette rivalité. Un film à voir pour mieux comprendre la conflit israélo-palestinien, mais également pour un bon jeu d’acteur de la part de Freida Pinto et pour découvrir la surprenante histoire vraie d’Hind Husseini, cette femme courageuse et généreuse qui a permis de sauver, grâce à son Institut, de très nombreuses vies palestiniennes.

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