Du grand écran aux bibliothèques : les cinéastes auteurs

Plusieurs des réalisateurs les plus connus ont non seulement le cinéma dans le sang, mais la littérature également. Je vous présente ici quelques-uns des cinéastes dont le nom ne se retrouve pas seulement au générique de certains longs métrages, mais sur la couverture de romans, livres de référence ou recueils.

La cinéaste québécoise Anaïs Barbeau-Lavalette est surtout connue pour avoir réalisé le long métrage Le Ring, sorti en salles en 2007. Le film mettait en scène Jessy, un jeune garçon abandonné par une mère droguée et qui tente de survivre dans son environnement difficile. Dans Le Ring, les spectateurs suivaient Jessy tout au long de son combat et étaient témoins de son envie de devenir lutteur.

Dans son premier roman intitulé Je voudrais qu’on m’efface (paru en 2010), Anaïs Barbeau-Lavalette jette à nouveau un regard sur des enfants en racontant la vie de plusieurs jeunes habitant tous dans le même HLM, en plein Hochelaga-Maisonneuve. Fait intéressant : Jessy, le personnage principal du film Le Ring, fait encore partie du récit. Désormais prénommé Kevin, on le reconnaît facilement à sa passion pour la lutte ainsi qu’à l’absence de sa mère. Cette fois, cependant, il n’est plus le personnage principal, puisque l’histoire tourne autour de l’existence de plusieurs enfants que l’on suit parallèlement. L’auteure de ce roman affirme s’être inspirée des gens qu’elle a rencontrés lors du tournage du Ring pour écrire son livre.

Avec sa plume simple, mais poétique, Anaïs Barbeau-Lavalette nous offre une oeuvre marquante, à lire !

Un autre cinéaste d’ici a grandement contribué à la littérature québécoise, notamment par ses écrits prônant l’indépendance. Feu Pierre Falardeau, le grand défenseur du cinéma québécois, a entre autres écrit La liberté n’est pas une marque de yogourt (paru en 1995), un recueil réunissant articles, lettres ouvertes, critiques et hommages à ses mentors. Bref, une combinaison de plusieurs genres d’où ressort, bien évidemment, un cri à la liberté et à l’indépendance du Québec.

Depuis la sortie de cet ouvrage au milieu des années 1990, plusieurs livres dédiés à Pierre Falardeau sont parus (notamment à la suite de son décès). On y retrouve certains de ses poèmes et correspondances, entre autres.
De l’autre côté de l’Atlantique
Le réalisateur français Philippe Claudel n’est pas seulement habile avec une caméra, mais il l’est aussi avec la plume. On se rappelle qu’il nous avait donné Il y a longtemps que je t’aime, un long métrage qui avait obtenu un grand succès en France et dans le monde (il avait remporté le César du Meilleur Premier film et celui du Meilleur Second Rôle féminin en 2009, en plus d’obtenir deux nominations aux Golden Globes, le Prix du Public et celui du Jury oecuménique lors de la Berlinale de 2008). Après autant de succès, Philippe Claudel surprend encore avec ses romans qui lui ont permis, eux aussi, de remporter plusieurs prix.
Son roman Les Âmes grises, paru en 2003 et adapté pour le cinéma en 2005) avait mérité le prix Renaudot lors de sa parution. Le livre raconte le meurtre d’une jeune fille lors de la Première Guerre mondiale (en 1917, plus précisément) dans l’est de la France. Quelques années après ce succès, l’auteur a rédigé Le Rapport de Brodeck, qui a remporté le Prix Goncourt des lycéens en 2007, le Prix des Libraires du Québec en 2008 et le Prix des Lecteurs du livre de poche en 2009. On y raconte l’histoire de Brodeck, un homme chargé de rédiger des rapports sur la faune, la flore, la météo… bref, des sujets sans grande importance. Un jour, Brodeck sera amené à rédiger un rapport sur un événement étrange, ce qui le mènera dans une quête à la vérité. Un roman intriguant, mais certainement à lire.
Le grand Jean-Luc Godard, dont la réputation de cinéaste n’est plus à faire, a écrit plus d’une quinzaine d’ouvrages, dont la majorité portent sur le cinéma. Certains parlent des rouages du septième art, alors que d’autres portent sur des films bien spécifiques. Lors de vos recherches en librairie, n’hésitez pas à fouiller un peu pour dénicher ses oeuvres !
Nous sommes habitués à son univers étrange présenté au cinéma, mais on peut désormais y entrer à travers un recueil de poèmes… Tim Burton, auteur de The melancholy death of Oyster boy and other stories, a fait paraître ce recueil en 1997. Il y raconte de très courtes histoires portant sur des enfants-monstres, et ce, à travers de courts poèmes d’une dizaine de vers. Humour noir, mort d’enfants et ironie sont évidemment au rendez-vous. Pour vous donner l’envie d’y jeter un petit coup d’oeil, quelques exemples de titres de poèmes : The Girl Who Turned into a Bed, Melonhead, Voodoo Girl… Et il y en a plein d’autres !
Bonne lecture !
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