The Iron Lady

Crédit - The Weinstein Co.

The Iron Lady (105 minutes, co-production Royaume-Uni et France)

Réalisation: Phyllida Lloyd

Avec: Meryl Streep, Jim Broadbent, Alexandra Roach, Harry Lloyd.

On le sait tous, la Dame de Fer, c’est Margaret Thatcher, Première Ministre du Royaume-Uni de 1979 à 1990. C’est aussi la première femme à avoir été à la tête du Parti Conservateur, de 1975 à 1990, la seule femme à avoir été Première Ministre de ce pays et, un exploit d’autant plus grand, la personne qui a effectué le plus long mandat sans interruption en tant que Premier Ministre du Royaume-Uni depuis le début du 19e siècle. On dit d’elle qu’elle est devenue la plus renommée des leaders politiques britanniques depuis Winston Churchill, autant grâce à sa personnalité qu’en raison de ses réalisations.

Elle a lancé et dirigé la guerre des Malouines, oui, mais elle a aussi traversé de nombreuses embuches avant de devenir première Première Ministre du pays. Partie de rien, travaillant dans l’épicerie familiale de son père, Margaret Hilda Roberts s’est lancée en politique après avoir longtemps vu son père être engagé activement au sein du parti Conservateur. Aux élections de 1950, elle tente de se faire élire dans son comté, ce qui ne fonctionne pas. C’est finalement en 1958 qu’elle réussira à être choisie pour être la candidate conservatrice au Parlement dans une circonscription, celle de Finchley, et en 1959, elle remportera les élections et entrera pour la première fois à la Chambre des Communes. Ça ne s’est pas fait seul, Thatcher a dû travailler fort, et surtout, prendre sa place dans un milieu d’hommes. Des hommes qui riaient d’elle, qui n’accordaient aucune importance à ses interventions et qui ne l’invitaient pas à leurs événements d’hommes politiques. En 1970, elle deviendra Ministre de l’Éducation et des Sciences, jusqu’en 1974, pour finalement accéder, en 1979, soit 20 ans après avoir été active en politique et 29 ans après l’avoir désiré, au poste de Premier Ministre.

Le principal problème du film, c’est qu’on met davantage l’accent sur la vie actuelle de madame Thatcher. Elle a fait, il y a quelques années, quelques AVC, et à la suite de cela, elle a effectivement quelques pertes de mémoires, aveu de sa propre fille, Carol, dans un livre écrit en 2008. Mais on se concentre beaucoup sur ces hallucinations de son mari qui est décédé: elle lui parle, elle lui prépare son œuf à la coque le matin, par exemple. La scénariste, Abi Morgan, semblait ne pas être certaine de ce qu’elle voulait dire à propos de la Dame de Fer ou même de ce qu’elle-même pensait d’elle, vu l’impopularité de Thatcher au Royaume-Uni mais considérant également ses accomplissements personnels.

Crédit - The Weinstein Co.

Finalement, ce sont pleins de petits détails qui montrent l’ardeur et la ténacité de Margaret Thatcher, mais également sa réputation: on voit des titres de journaux, des bulletins de nouvelles à la radio ou à la télé qui parlent d’elle, on voit comment elle est perçue dans les médias et dans la rue, mais on voit aussi son histoire à elle, le côté de la médaille qu’il nous manquait pour bien juger la femme.

Si le scénario est discutable en raison de sa construction en retours en arrière, la réalisation, elle, est très bien. On a droit à de très belles images, il n’y a rien de négatif à reprocher à Phillida Lloyd pour son travail. Du côté des acteurs, on a droit à un Jim Broadbent excellent dans le rôle de Dennis Thatcher, le mari de Margaret. À la fois drôle et très terre à terre, il livre une excellente performance qui lui a valu une nomination aux BAFTA pour meilleur acteur dans un rôle de soutien. On y découvre aussi Harry Lloyd, qui avait joué auparavant un petit rôle dans le film Jane Eyre et qui est très bon, en plus d’être très mignon, puis Alexandra Roach, en jeune Margaret Thatcher, qui jouait ici dans son premier long-métrage et qui se débrouille très bien, il faudra la surveiller. Meryl Streep a adopté l’accent britannique de façon impeccable, elle ne le lâche pas et elle surprend. Mais elle a aussi réellement peaufiné son jeu, ses expressions faciales, afin de coller le plus possible au personnage réel. On remarque un tic des lèvres, une manière de se tenir propre à madame Thatcher et qui sont bien dépeintes par Streep, sans tomber dans l’imitation. La ressemblance est frappante, et tous disent que la performance de Meryl Streep éclipse le film lui-même, tellement elle est juste. Bref, ça vaut la peine de voir ce film, ne serait-ce que pour la performance de l’actrice principale. Qu’on aime ou pas la politique, ça ne dérange pas, puisqu’au final, l’accent n’est pas porté tant que ça là-dessus, mais bien sur le parcours incroyable d’une femme qui voulait devenir importante.

Crédit - Cyberpresse

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s