Romans adaptés au cinéma

Nous ne sommes pas assez au courant quand un film est adapté d’un roman. C’est mentionné très brièvement dans le générique de début du film que l’histoire provient d’un livre, mais c’est rarement bien mis en évidence. De plus, on ne sait jamais véritablement s’il s’agit d’une adaptation fidèle, libre ou encore simplement d’une transposition.

Une adaptation fidèle, comme son nom l’indique, essaie de rester le plus près possible de l’histoire, des personnages et de l’ambiance décrits dans le livre. Évidemment, quand on a bien lu un roman et qu’on le voit ensuite porté à l’écran, on comprend qu’il est difficile de recréer le tout parfaitement. Mais certains y arrivent très bien avec les moyens qu’ils ont, par exemple, la trilogie The Lord of the Rings , qui a réussi à créer des lieux aussi grandioses que ceux imaginés par J. R. R. Tolkien et qui colle à l’histoire de très près. On peut aussi penser à certains films de la série Harry Potter qui, dépendamment du réalisateur, collent assez bien au livre. Mais bien souvent, les films les plus collés à la réalité du roman duquel ils sont tirés sont longs. Je crois que le fait d’avoir beaucoup de temps est la seule façon de se permettre de reprendre le plus de scènes possibles du livre.

Certains réalisateurs, pour plus de facilité, décident donc de simplement s’inspirer du roman pour créer un film. On parle ici d’adaptations libres de romans, et c’est ce qui a été fait par exemple dans le cas du film français de 2009, Hérisson, qui indique bien dans son générique de début qu’il s’agit d’une histoire «librement» inspirée du roman L’élégance du hérisson, de Muriel Barbery. La réalisatrice Mona Achache a donc conservé uniquement le thème du règlement de compte aux préjugés et s’est lancée, avec des personnages semblables mais quelque peu modifiés, dans sa propre interprétation de l’œuvre. C’est souvent ce qui se passe avec les adaptations libres: le cinéaste veut offrir la lecture que lui a faite du roman. Ça peut ainsi donner un nouveau souffle au livre ou encore être catastrophique.

La transposition, c’est le type d’adaptation la plus originale et créative pour les cinéastes, parce qu’il s’agit de recréer entièrement l’œuvre. Le réalisateur a donc lu le livre, mais il décide en quelque sorte de réécrire l’histoire lui-même, en modifiant ce qui lui semble devoir être modifié ou en ajoutant des scènes inédites, si ça lui plaît. Ce qui est dommage dans ces types d’adaptations, c’est qu’on perd encore plus l’élément littéraire du roman. Déjà que c’est difficile de transposer des mots et des figures de style en images, le fait que le livre soit complètement réécrit voit davantage disparaitre ces éléments-là.

Très souvent, on entend parler d’adaptations de livres au cinéma seulement lorsqu’il s’agit de best-sellers. Pourtant, une très grande partie des films qu’on connaît sont tirés de romans. Bien souvent, c’est parce que les livres sont plus vieux ou, effectivement, qu’ils n’ont pas connu un succès aussi retentissant que les Harry Potter, Twillight, The Lord of the Rings, Millenium ou Da Vinci Code qu’on connaît bien autant au cinéma que dans notre bibliothèque. Mais on pourrait être étonnés du nombre de films qu’on connaît qui étaient auparavant des livres. Voici donc quelques films adaptés avec l’œuvre originale auquel il se rapporte:

–          The Reader,  un film avec Kate Winslet et Ralph Fiennes, qui est un livre de Bernhard Schlink ;

–          Soie, avec Keira Knightley, écrit par Alessandro Barrico ;

–          P.S. I love you, avec Hilary Swank et Gerald Butler, raconté initialement par Cecelia Ahern ;

–          The Chronicles of Narnia, film et livre fantastiques imaginé par C. S. Lewis ;

–          The Shining, un film troublant de Stanley Kubrick avec Jack Nicholson, mais aussi un livre de Stephen King ;

–          Eat, pray and love, avec Julia Roberts, écrit par Elizabeth Gilbert ;

–          Slumdog Millionnaire, bien sûr avec Freida Pinto et Dev Patel, tiré du livre indien Les fabuleuses aventures d’un Indien malchanceux qui devint milliardaire, de Vikas Swarup.

–          The Curious Case of Benjamin Button, nommé aux Oscars pour les performances de Brad Pitt et de Taraji P. Henson, aussi avec Cate Blanchett, adapté du livre du meme nom de Francis-Scott-Key Fitzgerald ;

–          The Time Traveler’s wife, avec les charmants Eric Bana et Rachel McAdams, inspire d’un roman d’Audrey Niffenegger ;

–          Charlie and the Chocolate Factory un livre de Roald Dahl ;

–          The English Patient, qui nous est exceptionnellement livré par Ralph Fiennes et qui est tiré d’une oeuvre de Michael Ondaatje ;

–          The Godfather, la fameuse trilogie qui a été imaginée d’abord par Mario Puzo ;

–          Taxi Driver (Robert de Niro), adapté par Martin Scorsese du roman d’Amy Taubin ;

–          The Jurassik Park, une œuvre littéraire de Michael Crichton ;

–          I am Legend (Will Smith), un livre écrit par Richard Matheson ;

–          Fight Club, avec Brad Pitt et Edward Norton, écrit par Chuck Palahniuk ;

–          The Devil wears Prada, avec Meryl Streep, Anne Hathaway, Emily Blunt et Stanley Tucci pour recréer l’œuvre de Lauren Weisberger ;

–          The Notebook, avec les canadiens Rachel McAdams et Ryan Gosling, pour une histoire imaginée par l’auteur Nicholas Sparks ;

–          Big Fish, mettant en vedette Ewan McGregor, basé sur le livre Big Fish: A Novel of Mythic Proportions, de Daniel Wallace.

Il y en a évidemment plusieurs d’autres, il faut porter attention!

 

Chronique du 8 avril 2011. À écouter ici.

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