Perfume: the story of a murderer

Crédit - Paramount Pictures Corporation

L’Allemand Tom Tykwer, qui nous avait donné Run, Lola, Run, en 1998, a eu le courage de finalement s’attaquer au très fameux roman de Patrick Süskind. Sorti le 4 octobre 2006, le film Le Parfum : l’histoire d’un meurtrier, dépeint l’histoire de Jean-Baptiste Grenouille, né dans le quartier le plus insalubre et nauséabond de Paris et qui, dès son plus jeune âge, à l’orphelinat, découvre une particularité n’existant que chez lui : il a un sens de l’odorat incroyable. À des milles à la ronde, il peut détecter et reconnaitre n’importe quel arôme. Comme il le dit lui-même, il a le meilleur nez, le nez le plus fin du monde. Son don lui permettra alors de fabriquer, d’abord comme apprenti chez l’un des plus grands parfumeurs, les parfums les plus exquis jamais confectionnés. Mais Grenouille est obsédé par une idée : il veut réussir à emprisonner l’odeur naturelle des jeunes femmes qu’il croise, et il se met donc à faire des expériences pour arriver à mettre ce parfum envoutant en bouteille. Mais ça ne sera pas si simple…

En tant que lectrice qui classe ce roman parmi les meilleurs de sa bibliothèque, il n’y avait dans mon esprit qu’une issue possible : le film ne serait pas à la hauteur. En plus, il était clair que certaines scènes assez particulières et explicites seraient coupées. Au contraire, ô surprise, toutes les scènes les plus étranges figurent parmi les plus fortes du film. Filmées avec respect et sans horreur, ces tableaux sont essentiels à l’intrigue et Tykwer a bien fait de ne pas censurer le récit. En somme, le film est très fidèle à l’histoire si bien écrite par l’auteur allemand, et c’est aussi très réaliste. Mais le plus important, c’est vraiment que tout est là et que tout est exact, à quelques exceptions près, comme un ou deux noms changés, et aussi le fait que Grenouille est décrit comme un être laid et sale dans le livre, alors que l’acteur principal, Ben Whishaw, est plutôt joli, bien qu’artificiellement sale.

Crédit - Paramount Pictures Corporation

Honnêtement, ça ne change rien au film que l’acteur jouant Grenouille ne soit pas laid. Puisqu’il n’a aucune odeur, il n’a aucun effet sur les gens, de toute façon. Il passe inaperçu, et on n’est jamais distrait par sa beauté, parce qu’il est si bien joué, si particulier, tellement dans sa bulle, en retrait, mystérieux et bizarre qu’au final, on se dit qu’il est parfait pour le rôle. L’acteur a une façon de se tenir, même une façon de marcher qui fait qu’on comprend que personne ne lui a montré à vivre. Ses expressions faciales en disent long aussi et sa manière de sentir, de capter les odeurs autour de lui sont tout à fait sublimes.

Crédit - Paramount Pictures Corporation

Aussi bons acteurs, on retrouve également dans la production Dustin Hoffman, jouant le maitre parfumeur Giusseppe Baldini, auprès de qui Grenouille apprend tout sur l’art de fabriquer des parfums à Paris, puis Alan Rickman, dans la ville de Grasse, en père monoparental protecteur de sa fille, son joyau, mais aussi le joyau convoité par Grenouille…

Crédit - Paramount Pictures Corporation

 

Bref, c’est un film plutôt long, mais selon moi chaque scène est importante pour comprendre la complexité du personnage et son désir maladif de capter l’odeur humaine pour en faire un parfum, coûte que coûte…

Critique du 5 octobre 2011

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