Razzia aux Razzies

Crédit - Sony Pictures Entertainment Inc.

Si déjà en février dernier Adam Sandler avait établi un nouveau record concernant son nombre de nominations aux Golden Raspberry Awards – l’anti-Oscar -, l’issue du scrutin révélée le 1er avril dernier a repoussé toutes les attentes. Le dernier film que l’acteur américain porte sur ses épaules, en plus de le co-signer, a rafflé 10 trophées pour le même nombre de catégories.

Jack and Jill, la comédie adaptée du fameux Glen or Glenda que nous avait donné en 1953 Ed Wood, est donc considéré comme le navet de l’année 2011. Bien qu’Adam Sandler n’ait pas personnellement remporté les 11 statuettes pour lesquelles il était nommé, battant le record personnel établi à 5 en 2007 pour Eddie Murphy, son film a récolté le déshonneur pour tous ses aspects.

D’abord, il a évidemment été sacré pire film de l’année, ce qui n’étonne pas, vues les notes de 3.4/10 et de 3% lui étant accordées respectivement sur les sites Internet Movie DataBase (IMDb) et Rotten Tomatoes. Ensuite, Adam Sandler a débuté sa dégringolade honteuse en remportant à la fois la catégorie du pire acteur pour Jack, et celle de la pire actrice, pour Jill. C’est en groupe qu’il s’est également vu décerner le trophée de la pire distribution pour le même film, puis c’est en duo qu’il s’est mérité le prix du pire couple à l’écran. Les juges n’ont pas été très difficiles: que ce soit pour son couple avec Al Pacino, avec Katie Holmes ou encore avec lui-même, Adam Sandler méritait de loin ce déshonneur. Finalement, sa déchéance s’est terminée avec la catégorie du pire scénario, remportée conjointement avec Steve Koren.

Si cinq trophées gagnés sur onze nominations pourraient être dans d’autres circonstances un succès phénoménal, la honteuse marque laissée par Adam Sandler aux Razzies marquera les annales pour une toute autre raison. Il y a quatre autres catégories dans lesquelles Jack and Jill s’est démarqué en médiocrité, par exemple la pire adaptation ou suite, et le pire réalisateur, pour Dennis Dugan. À noter que ce même cinéaste a signé en 2011 le film Just Go With It, dans lequel joue également Adam Sandler, aux côtés de Jennifer Aniston. Pas de jaloux: on a décerné à Dugan le trophée pour l’ensemble de son oeuvre en 2011. Finalement, Al Pacino a fort probablement donné sa pire performance à vie dans ce film, puisqu’il a remporté la palme pour le pire acteur de soutien, aux côtés de David Spade, nommé pire actrice de soutien, pour son rôle de Monica.

Premier film dans les 32 années d’histoire des Golden Raspberry Awards à avoir raflé les dix catégories, Jack and Jill est assurément un film à éviter. Après tout, le grand Al Pacino, qui s’incarne lui-même dans ce long-métrage, ne dit-il pas dans le film: «Burn this. This must never be seen by anyone!»? Malgré tout, c’est un Oscarisé, on ne peut que le croire sur parole…

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s