Lorsqu’un prénom crée le chaos..

D’abord écrite pour le théâtre, l’histoire du film Le prénom entraîne le spectateur dans une réfléxion profonde, à partir d’un sujet simple et sans grande importance à priori.

Photo: allocine.fr

Vincent, un homme riche, dans la quarantaine, s’apprête à être père pour la première fois. Il est invité à dîner chez Élisabeth et Pierre, sa sœur et son beau-frère, où il retrouve Claude, un ami d’enfance. Alors qu’il attendent l’arrivée d’Anna, l’épouse de Vincent éternellement en retard, sa famille lui pose un tas de questions sur sa future paternité dans la bonne humeur générale… Mais quand on demande à Vincent s’il a déjà choisi un prénom pour l’enfant à naître, la réponse plonge la famille dans un chaos total. La soirée va alors laisser place à un règlement de compte général.

Cette pièce, écrite et adaptée au cinéma par Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte traite un sujet peu courant dans les films, le fameux prénom et son influence. Car peu importe le prénom que les parents choisiront pour leur enfant, il aura toujours une connotation pour telle ou telle personne (un évènement célèbre, une personne qu’on a connue qui portait ce prénom, etc.) Le prénom est donc un élément crucial dans la vie d’un individu et on en parle peu au cinéma. Ce qui est très paradoxal, car n’importe quel scénariste ou cinéaste le dira: le nom des personnages n’est jamais laissé au hasard dans un scénario. D’ailleurs, Christian Bégin a dit: «Je trouve que c’est une pièce qui parle d’éthique. Le prénom soulève tout un débat éthique et moral, parce qu’il est lourd de sens. Il transporte une histoire.»

Quant aux dialogues du film, ils ne sont pas tirés du sac non plus. Ils mettent en avant des discussions profondes, soulèvent un tas de questions, et ce n’est pas pour déplaire au spectateur.
Bien sur, il s’agit d’une comédie. Alors rassurez-vous, l’humour est présent. Très présent. On rit beaucoup: du texte, des réflexions, du jeu des personnages.. bref, on rit à peu près tout le temps.
Le jeu des acteurs est remarquable. Alors que Patrick Bruel campe un homme de droite qui se veut à la fois rigide et plein d’humour, Valérie Benguigui joue une formidable mère de famille surbookée et survoltée, dont les nerfs sont sur le point de lâcher. Mais la surprise arrive du côté de Guillaume de Tonquédec, un acteur qui a cumulé les seconds rôles dans sa carrière, qui incarne à merveille le timide Claude, souvent en retrait, en accord avec tout le monde ou presque, et dont la place au sein de la famille est encore à faire..

Une comédie en résumé positive, jouissive et profonde, sur les écrans depuis le 16 novembre.

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